Mise au vert
Première manifestation conviviale à l’initiative du nauSEL, le pique-nique de ce samedi 4 juillet à Sauveterre-de-Rouergue a permis de réviser quelques bases de fonctionnement d’un Système d’Echange Local, mais surtout de mieux faire connaissance et de partager un agréable moment.
Combinée à un soleil radieux, l’aire de la Gazonne ne se prête guère à autre chose que la détente. A l’ombre bienfaisante des noisetiers qui bordent la rivière, difficile de tirer un bilan comptable des échanges effectués depuis la distribution des premiers carnets, il y a un mois jour pour jour. Tandis que les enfants barbotent dans l’eau claire et rafraichissante, certains parents confessent patauger, eux, dans les subtilités du site internet ou du carnet d’échanges. Qu’à cela ne tienne, les plus aguerris, dont le carnet est déjà bien noirci, y vont de leurs bons conseils et de leurs encouragements. « Ca va venir », peut-on entendre ici et là si l’on ne se laisse pas distraire par la concurrence déloyale des « quelqu’un veut du rosé ? » et autres « un petit bout de pizza ? »…
Sur les 45 adhérents que compte désormais le nauSEL, nombreux sont ceux qui, obligations professionnelles ou vacances obligent, n’ont pu être là. Malgré tout, conjoints, parents, amis et enfants confondus, c’est une bonne trentaine de convives qui participe au rendez-vous. De tables en nappes, le fil de la conversation se noue et se dénoue au gré des rencontres. Les carnets sont rangés au fond des sacs ou oubliés à la maison, mais le partage est là, omniprésent, dans la découverte de l’autre.

Après le repas, déplacés pour échapper soleil ou attirés par la rivière, d’autres petits groupes se forment. Les uns s’initient à un jeu viking, vague ancêtre des quilles de 8, tandis que d’autres découvrent les vertus d’instruments de massage pour le moins étonnants… Petit à petit, au rythme de chacun, vient l’heure de lever le camp. Dernières prises de rendez-vous, très informelles, pour de futurs échanges. Pour l’heure on se quitte sur quelques bises ou poignées de main, celles que l’on ne comptabilise qu’avec le coeur.
Laurent